Depuis le 15 juin 2020

Les artistes et designers, privé.e.s de leurs ateliers ou des outils leur permettant de réaliser des œuvres matériellement complexes, ont dû se tourner vers une forme de production plus instinctive et bricolée. Autodidactes à l’usage du numérique et à la médiation de leurs travaux via les réseaux sociaux, il.elle.s ont infusé plus que jamais la toile de leurs pratiques, continuant ainsi de créer et d’imaginer de nouvelles formes de partage pour « l’après ». D’où l’idée de proposer, pour cette quatrième émanation de notre abécédaire du décor contemporain, « D comme DIY ». La Fondation d’entreprise Ricard a ainsi accueilli treize expositions fictives et vidéographiées, réalisées en trois semaines pendant la période de confinement.

Du 7 avril au 10 juin 2020

C’était le confinement. Il n’y a évidemment pas eu de soirée et « C comme Chine », prévu depuis plusieurs mois, est devenu par la force des choses « C comme Confinement et Création », prenant la forme d’un vidcast intitulé « News from Somewhere » et qui a rendu visite à une trentaine d’artistes connu.e.s ou moins connu.e.s et a ouvert chaque soir une fenêtre sur une création « attentive » en train de se faire.

Le 6 février 2020

Le « bio » est partout et depuis longtemps : obsession marketing pour produits greenwashés mais aussi, plus que jamais, préoccupation réelle face aux ravages de l’anthropocène et du capitalocène. Signifiant littéralement « vie », le mot porte la mort en lui. Cette contradiction irrigue la deuxième édition des soirées DÉCOR, qui regardent du côté de l’écologie décoloniale. Et comme le « bio » s’affronte désormais à la question du dépassement de la dichotomie nature/culture, l’écoféminisme sera à ce titre également très présent.

Le 14 novembre 2019

« Si l‘Histoire était une fête, nous serions aujourd’hui au moment de l’after », déclare le duo de plasticiens Trapier Duporté. Pour la génération des artistes vingtenaires, tout semble avoir un goût « d’après ».
De ce temps qui suit une fête, durant lequel se ressentent une certaine amertume mais aussi une renaissance liée aux lueurs du petit matin. Sauf qu’on y est coincé, que cet entre-deux semble ne finir jamais. Il faut dire que ces créateurs sont aussi de la génération du « post » : post-industriel, postmoderne, post-identité, postcolonial, post-internet, post-porn, post-vérité, …